La vulvodynie est une douleur de la vulve.

Elle peut se manifester par une douleur ou sensation de brulure  ,sans raison apparente ou à la pénétration.

 

Qu’est-ce que la vulvodynie ?

Comment la soigner ?

 

La vulvodynie est un inconfort voir une douleur se situant au niveau de la vulve.

Les femmes la décrivent souvent comme une sensation de brûlure.

Elle peut être présente sans raison apparente ou il peut s’agir d’une sensation de brûlure après avoir fait l’amour

Elle peut être située à la base de la vulve, dans ce cas on parle de vestibulite.

Elle se prolonge parfois à l’intérieur du vagin et peut être accompagnée ou pas de dyspareunie (douleur provoquée par les rapports)

et de vaginisme (impossibilité involontaire d’être pénétrée) .

Les vulvodynies peuvent être provoquées lors d’un contact, par exemple…Ou spontanées, épisodiques ou chroniques.

Elles peuvent être d’origine diverses et il est souvent difficile de leur trouver une cause unique.

 

 

vulvodynie

 

Les causes les plus fréquentes de douleurs vulvaires sont:


1-La vulvodynie est une inflammation localisée:

  • Il s’agit d’une inflammation de la vulve .

Cette inflammation est au début occasionnelle  (brûlure après un rapport ou sans raison apparente).

Mais elle risque de devenir continue si on ne la soigne pas.

Dans ce cas, la vulvodynie est entretenue par un mécanisme qu’on appelle:

 

  • Douleurs de type “Algoneurodystrophie” (AND) ou SDRC

(syndrome douloureux régional complexe).

Des noms barbares, pour des phénomène bien connu des kinésithérapeutes

(on la retrouve souvent après une fracture du poignet ou une entorse de cheville).

Il s’agit d’une sorte de réaction du système nerveux qui provoque,  une inflammation locale,

des modifications de la qualité des tissus (peau…) et de la circulation (rougeurs).

Cela peut expliquer la rougeur de la peau et l’extrême sensibilité.

Le test diagnostique de la vestibulite est le “test du coton tige”,

durant lequel le médecin touche le vestibule (la partie de la vulve la plus proche de l’anus) de la femme avec un coton tige.

Le test  est positif si celle-ci ressent une vive douleur.

L’évolution se fait généralement en 6 mois à deux ans, un peu comme une vague qui monte puis redescend, avec des séquelles possibles (rétractions cutanées…)

La guérison est souvent beaucoup plus rapide quand la femme est prise en charge par un professionnel compétent.

Les risques de séquelles sont aussi beaucoup moins importants.

Les douleurs de type SDRC surviennent donc souvent après une « agression locale» ( infection, chirurgie, traumatisme…)

ou plus globalement après un événement initiateur, parfois bénin.

Mais elles évoluent au delà de la cicatrisation normale.

De plus, elles débordent largement d’un problème physique ou neurologique.

 

Dans le cas des vulvodynies,  une blessure mineure ( blessure, fissure..)

va évoluer en vulvodynie superficielle (à l’extèrieur ou l’entrée du vagin)

mais se compliquer en vulvodynie profonde ( à l’intérieur du vagin) et/ou en  dyspareunie (douleur à la pénétration) plus ou moins profonde ,générée et par les douleurs et  par l’appréhension des rapports sexuels, appréhension générant une tension musculaire du périnée, une insuffisance de lubrification, donc des douleurs….Etc..

 

 

2 -La vulvodynie est un dérèglement du système de la douleur

vulvodynie

Un peu comme dans une autre maladie: La fibromyalgie,

a force d’avoir mal,

le système de gestion de la douleur de la femme se dérègle.

Nous avons, en effet  une machinerie complexe qui va gérer les différents éléments douloureux qui nous arrivent.

Par exemple, si je me brûle je ressens une vive douleur et le système va essayer de diminuer ma souffrance.

De la même façon, grâce à ce système je ne perçois pas la même intensité de douleur si je me pique et si je me brûle….

S’ il y a dérèglement, il se peut qu’une stimulation minime provoque une douleur très importante (on parle d’allodynie )…

C’est ce qui risque de se passer quand une douleur dure depuis un certain temps.

La perception peut alors être sans commune mesure avec l’élément provoquant la douleur

(un peu comme si un simple contact délicat vous provoquait la même sensation qu’une brulure grave).

 

  3- La vulvodynie est aussi liée à la capacité du cerveau à se modifier et à apprendre:

 

vulvodynie

 

Nous savons aujourd’hui que notre cerveau n’est pas “figé”:

Il peut se modifier, créer de nouveaux apprentissages….

Chaque partie de notre corps est représentée au niveau  de notre cerveau, 

avec une importance plus ou moins grande  en fonction de la finesse des perceptions  et des mouvements de la zone correspondante.

Si vous êtes droitière, votre main droite bénéficie d’une grande zone, et la gauche d’une plus petite.

Si vous perdez l’usage de votre main droite, la partie du cerveau correspondant à la main gauche va augmenter au fur et à mesure de son utilisation.

Vous serez de plus en plus douée et aurez de meilleures perceptions.

On sait de plus qu’un apprentissage, s’il est lié à une émotion est d’autant plus “puissant” .

Dans le cas des douleurs vulvaires,

le femme ne se préoccupait que rarement de sa vulve avant l’apparition des douleurs.

La plupart du temps, sa présence disparaissait de sa conscience.

Si celle-ci se met à renvoyer des messages douloureux plusieurs fois par jour,

le cerveau va développer l’importance de la vulve dans le schéma corporel:

la femme devient alors une sorte “d’experte” de sa vulve,

avec une conscience supérieure et des sensations exacerbées….

Pas de chance, elle perçoit surtout des douleurs !

Ce phénomène est d’autant plus vrai que le psychisme en rajoute

(les émotions jouent un rôle important dans les apprentissages et la mémoire…Plus un évènement est associé à des émotions (peur, joie…Plus il est enregistré fortement par le cerveau.

Vous vous souvenez sans doute de votre premier baiser…Mais du dixième ?…Sans doute pas.)

Les inquiétudes, les éventuelles difficultés conjugales ou l’impression que le corps médical ne sait pas vous guérir peut générer de fortes émotions, augmentant ce phénomène.

UN dernier principe, enfin, va compléter cela:

Un excès d’informations au niveau du cerveau peut provoquer une sorte de “mémoire de la sensation”.

Dans le cas de la vulvodynie, un excès d’information douloureuse va provoquer un entretien de la sensation de douleur au niveau de la vulve

vulvodynie

Vous vous êtes certainement, enfant, amusée à regarder une lampe quelques secondes avant de fermer les yeux.

L’image reste présente un temps les paupières closes.

L’excès d’informations perçu par votre cerveau à saturé la zone qui continue à transmettre le message à votre conscience, même lorsque la stimulation n’est plus là.

Imaginez qu’au lieu de quelques secondes, vous ayez regardé la lumière pendant des minutes, des heures , des semaines voire des années….

Combien de temps pensez vous que la sensation persisterait ?…

 

4-Le vaginisme, la dyspareunie et la vulvodynie:

Des douleurs liées à la tension des muscles du périnée:

vulvodynie

Un autre élément est très souvent présent en cas de douleur ou de sensation de brûlure de la vulve:

Les douleurs liées à la tension des muscles du périnée.

Le périnée est un ensemble de muscles qui tapisse la base du bassin de la femme.

C’est une sorte de “bol musculaire” que vous pouvez ressentir entre vos jambes, dans la zone de la vulve et de l’anus.

Quand vous retenez une envie d’uriner, vous sentez quelque chose qui “monte” dans votre bas-ventre:

C’est votre périnée.

C’est entre autre, la tension extrême de ce muscle qui empêchera, dans le cas du vaginisme, la pénétration.

Une tension permanente,

souvent présente chez une femme qui souffre de cette zone,

peut à son tour générer des douleurs.

 

 

L’hypertonie du muscle “releveur de l’anus” (un des principaux muscles du périnée) est rarement isolée.

Elle s’accompagne souvent de la contracture des autres muscles du périnée.

Les tensions musculaires viennent quasi-systématiquement compliquer les deux premiers facteurs (douleur type “fybromyalgie” ou type “SDRC”).

 

5-Les névralgies du nerf pudendal:

Beaucoup plus rare, beaucoup de vulvodynies sont, à tort, qualifiées de névralgie du nerf pudendal

Il s’agit d’une atteinte du nerf qui innerve la vulve, également appelé ” nerf honteux”

(quand on parle de l’importance du conditionnement dans la sexualité et la génitalité !).

Ce nerf peut être agressé pour diverses raisons et provoquer des douleurs dans le territoire qui lui correspond

(la vulve  dans le cas présent..).

C’est le même principe qu’une sciatique (atteinte du nerf sciatique), mais au niveau vulvaire.

 

 6-Une autre cause rare de vulvodynie: Le syndrome de MAIGNE:

Il s’agit d’un problème vertébral au niveau du bas du dos,

plus précisément entre la dernière vertèbre dorsale (D12) et la première vertèbre lombaire (L1).

Ce “blocage” vertébral peut entrainer une douleur qui ne sera pas localisée, mais projetée en avant au niveau de la vulve ou du bas ventre.

Elle est généralement dans ce cas, unilatérale.

Il est important d’y penser, surtout en présence de lombalgie.

7-Comment soigner une vulvodynie ?

vulvodynie

La plupart du temps, les patientes présentent deux, voire plus, de ces causes de douleur.

D’où la grande difficulté, voire l’impossibilité de résoudre un problème de vulvodynie avec un seul abord thérapeutique.

C’est la combinaison de plusieurs techniques qui permet de résoudre les douleurs.

Cela explique également pourquoi, même si le médecin ne décèle rien de physique,

vous avez quand même quelque chose.

Fréquemment, la cause originale a disparu…

Il reste la douleur

Il ne faut alors plus penser à soigner un organe, comme dans le cas d’une infection, mais une fonction ou un système ( la douleur..).

 

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