Masturbation….pourquoi nous masturbons nous (ou pas..) ? Est-il normal d’avoir ce genre de pratique ?

Où en est-on de la masturbation aujourd’hui ?

 

Est-ce bien, mal ?…

La masturbation est-elle un ami ou un ennemi pour le couple ?…

Les progrès en matière de sexologie et de médecine permettent d’apporter de nouvelles informations éclairantes sur ce sujet.

Vous aller apprendre dans cet article :

 

  • A quoi sert la masturbation .
  • Pourquoi la nature a-t- elle inventé cette pratique .
  • Qui se masturbe.

L’article demande un peu de temps à lire mais vous allez apprendre plein d’informations intéressantes sur la masturbation.

 

 

Déjà, qu’est-ce que la masturbation ?

On peut considérer que la masturbation est le fait de s’apporter du plaisir sexuel physique, sans l’aide d’un ou d’une partenaire, par stimulation de zones érogènes.

 

Il ne s’agit donc pas seulement de caresses manuelles sur le sexe mais également de toutes les techniques qui peuvent procurer du plaisir sexuel:

 

  •  Frottements contre un coussin
  • Pressions et mouvements sur un objet vibrant ou non…
  • Frottement des jambes l’une contre l’autre.
  • Stimulation des zones érogènes avec le jet de la douche…

 

Ce n’est qu’au XVII ème siècle que les ennuis ont commencé réellement pour cette pratique. Avec la découverte des spermatozoïdes par Leeuwenhoek. Le lien entre sperme et reproduction à été fait.

L’église a alors pris position contre cette pratique qui « viole la loi de la nature et anéantit le système de la création. »;

L’église a rapidement été suivie par un certain nombre de médecins et «savants» qui se sont empressés de faire la liste de tous les travers que cette pratique pouvait entraîner (surdité, débilité….).

 

Un des premiers usages de la radiothérapie a d’ailleurs été la clitoridectomie. Cette méthode était utilisée dans le traitement de la nymphomanie. On pensait à l’époque qu’il s’agissait d’une “maladie terrible” qui amenait les femmes à stimuler régulièrement leurs organes génitaux.

 

Récemment encore FREUD, en considérant que les femmes qui jouissaient par stimulation clitoridienne étaient immatures, a fait beaucoup de tort à cette pratique…

 

Et si cela vous semble d’une autre époque, sachez qu’ en tapant « masturbation » sur GOOGLE, il y a encore 5 ans, la deuxième réponse à apparaitre vous expliquait tous les dangers de cette pratique qui, «par effet d’appel d’air», puisait dans le cerveau ce qu’elle évacuait….Le vide cérébral n’était sans doute pas là où ces auteurs l’imaginaient !

 

 

je me masturbe beaucoup

Même si elle perd progressivement son côté sulfureux, la masturbation reste un des derniers grands tabous de la sexualité.

Il reste aujourd’hui encore très difficile de parler de ce sujet qui est pourtant l’acte sexuel le plus répandu dans le monde…

Et ce, quelle que soit la culture ! Comme dans tous les domaines de la sexualité, rien n’est obligatoire. Chacun est libre de vivre ce qu’il souhaite et de se masturber ou ne pas se masturber .

 

 Alors, qui se masturbe ?

 

Les statistiques varient mais confirment, qu’elle que soit leur origine, la place de la masturbation dans la vie de nombreuses personnes:

 

  • Grosso-modo, 90% des hommes admettent se masturber occasionnellement, régulièrement ou s’être masturbé.
  • Plutôt de l’ordre de 80 % pour les femmes. En constante évolution depuis les années 1950…Les femmes pratiquent-elles plus ou s’autorisent- elles plus à le dire ?…difficile de répondre…
  • Pour les personnes mariées, les chiffres sont plutôt de l’ordre de 70% à égalité pour les deux sexes.
  • A l’instant où vous lisez cet article, environ 800 000 américains sont en train de se masturber.

On peut difficilement imaginer que 70 à 85% de la population soit frustrée, célibataire ou déviante sexuelle.

 

Il est donc temps de considérer la masturbation comme une fonction physiologique TOUT A FAIT NORMALE.

Mais encore une fois ce n’est pas parce qu’elle est naturelle qu’elle est obligatoire.

En matière de sexualité, chacun est libre de faire ce qu’il souhaite, tant que la loi l’autorise et qu’on agit dans le respect de soi et de son ou sa partenaire.

Se masturber ou faire l’amour c’est un peu comme manger ou aller au restaurant :

Quand on va restaurant, bien sûr on mange, mais ce n’est pas le but premier. On y va aussi pour partager un moment plaisant avec quelqu’un qu’on apprécie, pour être complice, discuter et prendre du plaisir ensemble….La masturbation est une réponse physiologique à un besoin physiologique

 

Quelle raison la nature pourrait-elle avoir eu d’inventer la masturbation ?

 

Cette pratique, que d’ailleurs beaucoup d’espèces partagent avec l’humain, a-t-elle une utilité autre que le plaisir (ce qui n’est déjà pas si mal…Vous connaissez beaucoup de plaisirs gratuits, hypocaloriques et bon pour la santé ?…).

La médecine a aujourd’hui identifié des rôles à la masturbation :

 

Chez la femme:

  • on lui attribue la capacité de diminuer  les infections du col de l’utérus.
  • On pense également qu’elle apporte, comme chez l’homme, en faisant fonctionner les organes génitaux, une amélioration du fonctionnement physiologique et du bien-être.
  • Elle permet aussi de mieux se connaître (il n’est pas simple d’inviter quelqu’un dans un endroit qu’on ne connait pas soi-même).
  • Elle permet par la libération d’endorphines qu’elle provoque de faire baisser le stress et ses effets négatifs.

 

Chez l’homme:

  • On sait maintenant que des éjaculations régulières (à partir de 3 par semaine) diminuent de manière importante le risque de cancer de la prostate (jusqu’à 50% selon certaines études).
  • De plus, la masturbation, grâce au renouvellement spermatique qu’elle occasionne, augmente la fertilité masculine en assurant la présence permanente de jeunes spermatozoïdes.
  • Elle permet aussi la sécrétion de substances abaissant la tension et a un effet anxiolytique.
  • Bien utilisée, elle permet aussi d’apprendre à connaître son corps et ses réactions et d’apprendre à en faire un allié.

 

La masturbation, ami ou ennemi du couple ?

 

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Une étude menée par l’IFOP en 2011 a mis en évidence des chiffres intéressants :

Effectuée sur un échantillon représentatif de la population française et un de la population américaine. Cette étude a montré que non seulement le nombre de rapports sexuels conjugaux ne diminuaient pas dans les couples où les partenaires se masturbaient. Au contraire c’est chez ces couples que le nombre de rapports étaient les plus importants…

Comme si la masturbation rendait plus vivante la sexualité chez les individus et leur donnait également plus envie de faire l’amour.

 

La masturbation a-t-elle des inconvénients ?

 

Comme souvent en matière de sexualité, ce n’est pas la pratique qui peut poser problème mais la manière et la raison de faire :

 

Il est intéressant de s’interroger sur sa pratique masturbatoire, si en parallèle du plaisir qu’elle peut vous provoquer, elle génère des contraintes envahissantes.

 

En  suffisant à apaiser le désir sexuel, en cas de fatigue, elle peut parfois amener à la « flemme » de faire l’amour ….Et pour le sexe, moins on pratique, plus on oublie !

Il peut donc, dans ce cas, être intéressant de se frustrer un peu pour augmenter l’envie d’aller vers son ou sa partenaire.

 

Dans le même ordre d’idée, la masturbation qui est pour beaucoup d’hommes la porte d’entrée à la sexualité, peut conduire à des comportements inappropriés.

La peur de se faire surprendre et l’absence de partenaire à satisfaire peut amener certains hommes à se conditionner à aller rapidement à la jouissance…

Comportement qu’ils risquent de reproduire avec leur partenaire.

Le TANTRA recommande d’ailleurs de pratiquer la « masturméditation » , pratique d’une durée de 28 minutes.

 

La pornographie par la mise en  scènes de l’éjaculation peut également provoquer ou entretenir des problèmes d’éjaculation précoce.

 

Enfin, même si la masturbation chez la femme comme chez l’homme a des effets relaxants et apaisants  très appréciables, elle ne doit pas devenir un « traitement anxiolytique » exclusif.

Sinon, il y a le risque de reproduire un comportement inadapté à deux et de tomber dans une forme de nécessité à la pratique solitaire, voire de dépendance.

 

Masturbation, oui ou non, chacun est libre et est tout aussi normal

 

Et si vous souhaitez vivre cette pratique, je vous encourage à l’utiliser comme un moyen d’améliorer votre vie et votre sexualité, seul ou à deux.

 

  • Ne visez pas que la destination mais «profitez également du voyage » ….
  • Variez les plaisirs pour explorer des contrées inconnues, privilégiez l’imaginaire et le ressenti à la pornographie.
  • Faites de la masturbation votre alliée et pourquoi pas, variez les plaisir en explorant de nouvelles techniques. Il existe aujourd’hui de nombreuses aides qui vous permettront, si vous le désirez, de vivre de nouvelles aventures…

a quoi sert la masturbation

Le « Little Bird », premier sextoy connecté à des applications de lecture produit par B.Sensory

 

Et comme dirait W.Allen « Ne dites pas de mal de la masturbation, c’est un moyen de faire l’amour avec quelqu’un que vous aimez bien…».

R.Moal

Heal2sy.com

 

http://fr.slideshare.net/pixgeeks/etude-sur-la-pornographie-et-les-couples

http://www.meltystyle.fr/sexe-la-place-du-porno-dans-les-couples-sondage-a300355.html